Les propositions de Greenpeace et l’Avenir en commun

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“Une vision pour les mondes de demain” est un document qui décrit un futur désirable et possible situé quelque part entre 2030 et 2050. Ce travail est le fruit des contributions de plus de 200 militants de Greenpeace et a été validé par la suite par plus de 16 000 adhérents de l’ONG. Nous avons traduit les caractéristiques de cette société imaginaire en un ensemble de propositions politiques. Elles sont compilées, classées et analysées ci-dessous. 

Convergences avec l'AEC

  • Renforcer la démocratie et permettre l’intervention populaire
  • Rénover les prisons et mettre fin au tout-carcéral par des peines alternatives
  • Réviser la doctrine du maintien de l’ordre, interdire l’usage des LBD 40 et refonder l’IGPN
  • Limiter les écarts de salaires et plafonner les plus hauts salaires
  • Réduire le temps de travail
  • Nationaliser certaines entreprises pour relocaliser et orienter l’économie vers une production responsable 
  •  Baisser globalement la consommation d’énergie avec un double axe sobriété/efficacité énergétique et investir massivement dans les énergies renouvelables 
  • Planifier la sortie du nucléaire
  • Résoudre les conflits par la diplomatie et renforcer les organismes internationaux

Points de l'AEC n'apparaissant pas

  • La 6ème République et l’Assemblée constituante
  • Le référendum d’initiative citoyenne
  • Le droit de vote à 16 ans
  • La laïcité
  • Le service citoyen
  • La garantie d’emploi
  • Les traités européens
  • La sortie de l’OTAN
  • L’hôpital public 
  • Le vieillissement
  • Les addictions et les drogues
  • L’illettrisme
  • Le sport
  • L’espace

Face à la crise démocratique, convoquer l’Assemblée constituante de la 6e République

Les aspirations de Greenpeace convergent avec celles de l’Avenir en commun sur les aspects traités dans ce chapitre. L’ONG partage notamment avec notre programme la volonté de vivre dans une “société véritablement démocratique où l’implication citoyenne est possible à toutes les échelles”. Ce document étant une vision d’avenir et non un programme politique, Greenpeace n’explique pas comment parvenir à cette société démocratique tandis que l’Avenir en commun propose la convocation d’une Assemblée constituante ou encore la mise en place du référendum d’initiative citoyenne.

Par ailleurs, plusieurs enjeux abordés dans l’Avenir en commun sont absents comme la laïcité, le service citoyen ou encore le droit de vote à 16 ans.

Institutions

  • Mettre en place une plus forte représentativité dans nos institutions, renforcer la séparation des pouvoirs et rendre possible l’implication citoyenne à toutes les échelles 
  • Création d’une “Chambre du futur” permettant aux citoyennes et citoyens de contribuer sur les sujets écologiques ; une idée qui s’inscrit dans la démarche de planification écologique démocratique portée par l’Avenir en commun
  • Permettre l’intervention des citoyens dans la gouvernance des services publics, des entreprises et des médias
  • Rendre publics les débats et scrutins lors des discussions parlementaires
  • Créer une Haute autorité à l’environnement, “pilier essentiel de la protection de l’environnement et du non-dépassement de notre quote-part des limites planétaires” ; une idée qui s’inscrit dans la démarche de planification écologique portée par l’Avenir en commun pour faire respecter la règle verte
  • Mettre la sauvegarde de l’environnement comme une des plus hautes priorité du pays dans la constitution ; l’Avenir en commun propose concrètement la constitutionnalisation de la règle verte, selon laquelle on ne prélève pas davantage à la nature que ce qu’elle est en état de reconstituer

Médias

  • Renforcer le pluralisme de l’information, la diversité des contenus et l’indépendance de la presse et des moyens de communication 
  • Systématiser les sociétés de journalistes et renforcer leur intégration aux décisions stratégiques et financières des groupes de presse

Justice

  • Rénover les prisons et mettre fin au tout-carcéral par des peines alternatives
  • Doter la justice de moyens humains et financiers conséquents pour faire appliquer les lois
  • Sanctionner sévèrement les manquements des acteurs publics et privés en matière de lutte contre le changement climatique et de préservation de la biodiversité
  • Établir de lourdes sanctions à l’égard des pollueurs coupables et assurer une réparation équitable aux éventuelles victimes
  • Ajouter dans le code pénal un chapitre spécifique sur l’environnement permettant de sévir systématiquement contre les pollueurs, coupables de sa mise en danger

Police

  • Prioriser le dialogue plutôt que la surveillance et la répression
  • Mener un long travail d’audit avec des instances indépendantes (dans l’Avenir en commun, les « états généraux de la sécurité et la sûreté intérieures » auront lieu dans le cadre du processus constituant)
  • Réviser la doctrine du maintien de l’ordre afin d’éradiquer toute forme d’impunité, de violences ou de discriminations raciales
  • Interdire l’usage des LBD 40
  • Refonder l’IGPN pour la rendre indépendante et transparente 

République universelle

  • Réprimer sévèrement par la loi les violences patriarcales et racistes
  • Encourager dans les médias, réseaux sociaux et manuels scolaires l’utilisation d’un langage et des visuels respectueux de l’identité et de la dignité de chacun
  • Encourager une considération plus large des genres qui ne se réduit pas à la binarité “hommes-femmes” et à l’hétérosexualité
  • Lutter contre toutes les discriminations
  • Donner à toutes les femmes l’accès aux droits sexuels et reproductifs
  • Mettre fin aux contrôles policiers abusifs sur les personnes racisées
  • Garantir un accès égalitaire au logement, au soin et à l’emploi 

Libertés

  • Protéger le militantisme non violent en faveur de l’intérêt général
  • Revenir sur les dispositions liberticides de notre droit afin que la lutte contre le terrorisme ne donne pas lieu à une utilisation contre les écologistes
  • Donner des moyens d’agir conséquents au défenseur des droits
  • Garantir le droit de manifester et de s’exprimer
  • Offrir une véritable protection aux lanceurs d’alerte

Citoyenneté dans l'entreprise

  • Mettre en place des formes de gouvernance partagées, participatives et multipartites qui intègrent les salariés, et lorsque c’est pertinent des associations
  • Création de “comités Travail-Santé-Environnement (CTSE)” pour protéger la santé des travailleurs et l’environnement (l’Avenir en commun défend le rétablissement des « Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail » et en renforçant les pouvoirs de l’inspection du travail et des instances représentatives des salariés)

Outre-mer

  • Ne plus autoriser les grand projets d’aménagement tel que les barrages, autoroutes, pipelines, mines dans les régions des peuples premiers sans l’accord de ces peuples assuré par une pleine participation
  • En Guyane, mettre en place un système de propriété collective et communautaire qui consacre les peuples autochtones comme possesseurs et gestionnaires de la forêt
  • Après avoir mis la Constitution en conformité, ratifier la Convention des Nations unies sur les droits des peuples autochtones
  • Appliquer et promouvoir la convention relative aux peuples indigènes et tribaux de l’Organisation internationale du travail
  • Reconnaître aux peuples premiers une prérogative d’auto-détermination (l’Avenir en commun reconnaît la radicale spécificité des peuples premiers et est favorable à la création d’un statut particulier pour ces peuples)
  • Réformer les statuts des territoires d’outre-mer, allant de possibles indépendances jusqu’à des formes d’autonomies et de décentralisation élargies (l’Avenir en commun soutient le processus d’autodétermination des habitants de Nouvelle-Calédonie et souhaite instaurer l’égalité réelle entre la métropole et les territoires d’outre-mer)
  • “Rétrocéder les dernières zones revendiquées par les ex-colonies, comme les îles Éparses dans l’océan Indien” ; Ces îles sont actuellement inhabitées, l’Avenir en commun considère que ces territoires et les Zones économiques exclusives qui les entourent ont toute leur place dans la politique de protection des mers et océans que la France devra mettre en place

Face au chômage et à l’urgence sociale, partager les richesses, mettre au pas la finance

Si certaines questions, comme l’annulation de la dette ou le droit effectif au logement, ne sont pas évoquées, les convergences sur le reste des points sont nombreuses. Tant la réduction des écarts de revenus et du temps de travail que la relocalisation de l’économie ou l’instauration d’un revenu décent pour tous les citoyens sont des propositions partagées par l’Avenir en commun.

Emploi

  • Lancer un vaste plan pour réorienter les professions vers des activités utiles socialement et écologiquement

Salaires

  • Revaloriser les métiers en fonction de leur pénibilité
  • Limiter les écarts de salaires et plafonner les plus hauts salaires (pas de seuil précis, contrairement à l’Avenir en commun : salaire maximum de 430 000 euros annuels et écart maximum de 1 à 20 dans une entreprise)

Pauvreté

  • Mettre en place des protections sociales élevées pour tous et garantir à tous les citoyens un revenu décent, qui permette de vivre dignement (bien que moins précis que l’Avenir en commun qui prévoit la création d’une “garantie dignité” de sorte que personne ne vive sous le seuil de pauvreté)

Temps de travail

  • Réduire le temps de travail (bien que moins précis que l’Avenir en commun qui propose le passage à la semaine de quatre jours pour aller vers les 32 heures)
  • Allonger la durée des congés payés (l’Avenir en commun précise cet aspect et prévoit de généraliser une 6ème semaine de congés payés pour tous les salariés)

Retraites

  • Renforcer la solidarité intergénérationnelle et rendre le système de retraite par répartition plus juste (bien que moins précis que la réforme des retraites portée par l’Avenir en commun qui inclut notamment le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, aucune retraite inférieure au seuil de pauvreté, et pour une carrière complète, aucune retraite inférieure au SMIC)

Précarité

  • Mettre en place des protections sociales consolidées pour les entrepreneurs et les travailleurs indépendants (l’Avenir en commun propose de changer de logique à ce sujet en renversant la présomption d’indépendance au profit d’une présomption de salariat et des droits qui s’y rattachent)

Fiscalité

  • Taxer fortement les investissements, les profits, les revenus et les achats des produits et services qui ont un impact sur l’environnement
  • Mettre en place un système fiscal qui finance la réduction des inégalités et la préservation des écosystèmes (bien que peu précis, l’Avenir en commun partage avec Greenpeace cette vision de la politique fiscale)
  • Supprimer les subventions et niches fiscales en faveur d’activité destructrice de l’environnement
  • Donner des moyens juridiques et humains aux administrations pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscale
  • Rétablir l’ISF, et le transformer en ISF climatique 
  • Moduler la TVA en fonction de l’impact écologique et social des produits (Le protectionnisme solidaire défendu par l’Avenir en commun privilégie l’augmentation des droits de douane et l’obligation du respect de normes sociales et écologiques pour la commercialisation des produits importés en France)

PME/TPE

  • Favoriser l’artisanat et les petits commerces au détriment des grands centres commerciaux 

Protectionnisme solidaire

  • Relocaliser la majeure partie de notre économie et soutenir la transition écologique des entreprises
  • Nationaliser certaines entreprises pour relocaliser et orienter l’économie vers une production responsable 
  • Intégrer les coûts sociaux et environnementaux de la fabrication comme du transport des produits et des technologies aux prix de vente 
  • Contraindre les multinationales à respecter les droits humains, comme l’environnement, sur leurs chaînes d’approvisionnement

Monnaie

  • Permettre l’utilisation des monnaies locales dans le cadre de circuits courts de proximité

Face à la crise climatique, la planification écologique

La grande majorité des aspirations de la “vision pour les mondes de demain” au sujet de la bifurcation écologique sont compatibles voire identiques avec l’Avenir en commun. Greenpeace insiste notamment sur la création de nouveaux indicateurs alternatifs au PIB, la protection de la biodiversité, le passage à l’agroécologie, la sortie des énergies fossiles et nucléaires et le développement des énergies renouvelables, le passage à l’économie circulaire ou encore la lutte contre la maltraitance animale, autant de mesures qui sont au cœur de l’Avenir en commun. 

Planification de la bifurcation

  • Établir de nouveaux indicateurs alternatifs au PIB
  • Renforcer la recherche sur les risques liés au changement climatique
  • Encourager les collectivités publiques à investir dans des politiques de réduction de la pollution, d’économies d’énergies, de mobilités douces et de développement des espaces verts
  • Instaurer une stricte législation qui encadre les émissions de gaz à effet de serre de tous les acteurs économiques, privés et publics
  • Mettre en place des instances locales citoyennes et scientifiques qui disposent d’un droit de veto à la majorité qualifiée sur tout projet qui ne relève pas de l’intérêt général ; l’Avenir en commun va plus loin en interdisant les projets d’aménagement qui ont des impacts néfastes sur l’environnement et sur notre santé. Notre programme soutient par ailleurs la création de conférences citoyennes sur l’ensemble du territoire afin de permettre la participation des citoyens aux décisions des collectivités

Pollutions et biodiversité

  • Préserver des aires de toute intervention humaine pour permettre l’émergence d’une faune spontanée et créer des continuités écologiques pour les espaces verts, les eaux, les sols en pleine terre, les zones sans lumière et sans bruit
  • Favoriser la réapparition des prairies, haies, mares et bosquets sur l’ensemble du territoire
  • Restaurer et protéger les écosystèmes naturels
  • En métropole comme en Outre-mer, développer des réserves marines et terrestres ainsi que des programmes de recherche associés
  • Organiser des campagnes de réintroduction de certaines espèces localement disparues et de réhabilitation d’écosystèmes complexes 
  • Lutter contre la pollution lumineuse afin que chacun puisse observer les étoiles
  • Instaurer une loi foncière qui restreint la possibilité de développement des zones urbaines et commerciales

Biens communs

  • Constituer et renforcer des réserves de produits essentiels (matériel médical, nourriture et semences, eau, logements d’urgence)

Agriculture et alimentation

  • Donner la priorité aux cultures peu consommatrices en eau
  • Favoriser une alimentation bonne pour la santé, majoritairement végétale, produite localement et accessible à tous
  • Garantir des prix justes et rémunérateurs aux producteurs
  • Multiplier les ceintures maraîchères et des régies municipales pour générer une alimentation de saison
  • Mettre en place une sécurité sociale alimentaire (les députés insoumis ont déposé une proposition de loi afin de déployer des chèques alimentaires sur le modèle du chèque énergie. L’idée d’une sécurité sociale alimentaire est dans l’esprit de ce que porte déjà l’Avenir en commun)
  • Ouvrir les chambres d’agriculture et de la pêche à la société civile 
  • Favoriser la résilience alimentaire : jardins partagés, supermarchés coopératifs, espaces maraîchers de réinsertion professionnelle
  • Dégager des moyens pour accompagner de nouvelles installations et compenser la perte paysanne de ces dernières décennies
  • Remplacer les monocultures fortement consommatrices d’eau, comme le maïs, par des cultures céréalières diversifiées et par des légumineuses plus adaptées au changement climatique
  • Réduire la part des protéines carnées dans l’alimentation au profit des protéines végétales
  • Développer les fertilisants organiques et mettre un terme aux pesticides, aux engrais de synthèse et aux OGM

Transports

  • Développer le transport ferroviaire, et notamment les trains de nuit
  • Mettre en place une tarification solidaire voire la gratuité pour certains dans les transports en commun
  • Adapter les transports en commun pour les personnes en situation de handicap et les poussettes
  • Lancer un grand plan d’investissement dans le ferroviaire et la marine à voile pour permettre aux individus et aux marchandises de circuler avec un impact écologique le plus faible possible
  • Cesser de soutenir le développement de l’aviation de masse et mettre en place une taxe sur le kérosène (l’Avenir en commun prévoit de planifier la décroissance du secteur aérien sans pertes d’emploi)
  • Interdire les vols pour les distances accessibles en train en moins de six heures (une proposition de loi insoumise a proposé d’interdire l’exploitation de toute ligne aérienne sur lesquelles le train permet un temps de trajet équivalent au temps de trajet de l’avion soit 2h30)
  • Remplacer les jets privés et les bateaux-croisières par des transports non polluants
  • Développer les transports en commun et partagés et leur consacrer avec la marche et le vélo une véritable place dans les villes
  • Faire sortir progressivement la voiture du centre-ville et élargir les trottoirs (à condition que cette mesure s’accompagne de réelles alternatives à la voiture afin de ne pas priver les classes populaires, vivant pour la plupart en périphérie des grandes villes ou en campagne, de l’accès aux centres-villes)

Bâtiment

  • Améliorer l’isolation thermique des logements
  • Privilégier la rénovation à la construction, et l’utilisation de composants comme le bois, la terre, le chanvre et la paille au béton
  • Rendre les centres-villes plus sobres en surface bâtie

Consommation et zéro déchet

  • Faire reculer la publicité dans l’espace public
  • Développer les méthodes d’éco-conception et des produits sobre d’un point de vue énergétique
  • Favoriser l’économie circulaire, l’économie collaborative et les logiques de partage
  • Incomber la responsabilité du cycle de vie complet du produit et de son conditionnement en totalité au fabricant, jusqu’à sa collecte, son traitement et son réemploi
  • Interdire l’exportation de nos déchets
  • Mettre en place une législation qui sanctionne tout ce qui génère des résidus non réutilisables
  • Abolir l’obsolescence programmée
  • Mettre en place des réglementations pour lutter contre la course aux nouvelles générations de réseaux, toujours plus puissants et justifiant le renouvellement rapide des équipements
  • Mettre en place des normes pour que les aliments, cosmétiques et jouets soient fabriqués avec des ingrédients et matériaux sains et naturels

Énergies

  • Baisser globalement la consommation d’énergie avec un double axe sobriété/efficacité énergétique
  •  Investir massivement dans les énergies renouvelables 
  •  Renforcer les études d’impact sur l’environnement pour toutes les installations (comme les éoliennes ou le photovoltaïque)
  •  Planifier la sortie du nucléaire
  •  Mettre en place une gestion de l’électricité au niveau nationale et internationale mais aussi localement, par des initiatives d’habitants adaptées aux spécificités des territoires (l’Avenir en commun propose la création d’un pôle public de l’énergie en renationalisant EDF et Engie et en lien avec des coopératives locale) 

Forêts

  • Améliorer l’exploitation forestière afin de mieux prendre en compte la biodiversité
  •  Développer dans les villes des forêts urbaines

Condition animale

  • Strictement encadrer la chasse et mettre en place des objectifs de gestion concertée pour certaines espèces, comme le sanglier
  • Interdire l’élevage des animaux pour leur fourrure
  • Interdire l’exploitation d’animaux dans des expérimentations lorsque des alternatives sont possibles

Organisation et aménagement du territoire

  • Encourager la rénovation du bâti ancien afin de revitaliser les campagnes 
  • Renforcer les moyens des communes pour agir localement et garantir l’intervention des citoyens dans la vie de leur commune par la voie des instances existantes ou par la création de nouvelles instances démocratiques

Sortir des traités européens

Si le projet de Greenpeace n’intègre pas un plan de rupture avec les traités de l’Union européenne comme dans l’Avenir en commun, il comprend, en revanche, des mesures similaires à celles que nous proposons pour faire face à l’urgence écologique à l’échelle de l’Europe.

Bifurcation écologique

  • Instaurer une réglementation européenne interdisant l’importation de produits ayant entraîné la déforestation ou la dégradation d’écosystèmes naturels 

Politique agricole commune

  • Refonder la Politique Agricole Commune pour qu’elle favorise les cultures et les élevages agroécologiques, à taille humaine, faibles en intrants et intensifs en emplois

Transactions financières

  • Mettre en place, au niveau de l’Europe, une imposition ambitieuse sur l’ensemble des transactions financières

Face à la guerre, instaurer l’indépendance de la France au service de la paix

Le projet de Greenpeace partage les points de vue de l’Avenir en commun sur ces questions. Les objectifs de “paix pour tous et toutes, sur fond de désarmement” et de “collaboration dans un cadre multilatéral et équitable” sont aussi ceux de l’Avenir en commun. Nous regrettons cependant l’absence de mention claire de certains enjeux comme l’ONU, l’OTAN, la francophonie et la Méditerranée. 

Paix

  • Agir en faveur du désarmement nucléaire
  • Agir pour le respect des accords internationaux sur l’interdiction d’utiliser des armes chimiques, des bombes à sous-munition et des mines antipersonnel
  • Contrôler le commerce des armes et interdire toute exportation dès lors que celle-ci risque de contribuer à de graves violations des droits humains ou du droit international humanitaire
  • Résoudre les conflits par la diplomatie et renforcer les organismes internationaux comme la Cour pénal internationale
  • Faire reposer la sécurité extérieure nationale sur la diplomatie, l’aide au développement et la collaboration avec les organismes transnationaux

Nouvelles coopérations

  • Renforcer l’aide au développement
  • Engager une politique de coopération pour la protection de l’environnement et des droits économiques, sociaux et culturels
  • Remplacer l’OMC par une institution internationale chargée de faire respecter les règles communes en matière d’échanges commerciaux et dotée d’une gouvernance démocratique impliquant les citoyens
  • Mettre un terme à la Françafrique, au pillage des ressources et au soutien aux régimes autoritaires
  • Accorder des réparations financières et matérielles aux personnes ayant subi, ou dont les ancêtres ont enduré des dommages (par exemple, en Polynésie comme au Sahara, des soins médicaux et des dédommagements seront procurés aux populations affectées par les essais nucléaires français)
  • Engager des négociations pour aboutir à un traité international régulant le secteur des déchets
  • Soutenir financièrement et politiquement les efforts de coopérations dans le domaine de la préservation des écosystèmes marins et terrestres 
  • Surveiller les eaux internationales et les pôles, et les protéger des projets d’exploitation d’hydrocarbures 
  • Engager des discussions au niveau mondial pour intégrer la sauvegarde de l’environnement dans la déclaration universelle des droits de l’homme
  • Engager des annulations de dettes des pays du Sud ; l’Avenir en commun prévoit d’appuyer le processus d’annulation à l’échelle internationale

Migrations

  • Agir contre les bouleversements climatiques en soutenant financièrement les pays vulnérables
  • Aider les pays, les régions et les organisations qui accueillent des exilés climatiques
  •  Protéger et secourir lorsque les personnes exilés se trouvent en danger
  •  Accueillir dignement les réfugiés et leur garantir l’accès aux soins
  •  Appliquer l’ensemble des principes régissant la protection des mineurs 
  •  Transformer les centres de rétention administrative en de véritables lieux d’accueil
  • Régulariser les travailleurs sans papiers

Face à la grande régression, choisir l’objectif du progrès humain

Les aspects développés dans le document de Greenpeace convergent avec ceux de l‘Avenir en commun (culture, éducation, enseignement supérieur et recherche, formations et langues). Malheureusement, la “vision pour les mondes de demain” n’évoque pas une partie des sujets que nous abordons dans ce chapitre : la santé, l’hôpital public, les drogues, les addictions, le sport, l’illettrisme et le handicap (à l’exception de la mention des transports en commun adaptés aux personnes en situation de handicap)

Culture

  • Développer les lieux festifs et culturels
  • A l’école, favoriser l’accès à la culture, à sa diversité, et promouvoir les pratiques artistiques dispensées par des équipes professionnelles rémunérées en adéquation

Éducation

  • Enseigner aux enfants et aux adolescents la connaissance et le respect du vivant, le rapport à la terre, l’égalité, la tolérance, la non-violence, la coopération et la créativité
  •  Apprendre aux jeunes à contribuer à la vie démocratique en prenant part aux décisions de l’établissement scolaire dès leur plus jeune âge
  •  Sortir des logiques de compétition et favoriser l’entraide
  •  Dès le plus jeune âge, apprendre les fondamentaux de l’écologie
  •  Renforcer l’enseignement de l’histoire des droits humains

Enseignement supérieur et recherche

  • Investir massivement dans la recherche publique
  • Protéger le statut d’enseignant-chercheur et rémunérer correctement les doctorants et les docteurs
  • Déployer des programmes de sciences participatives
  • Doter les villes et villages délaissés d’universités et d’instituts de recherche-action dans le cadre du grand plan de formation et d’innovation (cette idée est compatible avec l’Avenir en commun qui prévoit d’investir massivement sur l’ensemble du territoire dans l’enseignement supérieur, la recherche et l’enseignement professionnel)

Formation

  • Garantir à tous l’accès à de nouveaux savoirs et savoirs-faire tout au long de la vie grâce à des lieux d’éducation populaire et au recours à la formation continue bénéficiant d’un financement socialisé 

Langues

  • Reconnaître et enseigner les langues régionales, tel que le créole ; l’Avenir en commun soutient cette idée à condition que cela se fasse au sein de l’école publique

Face au déclinisme, porter la France aux frontières de l'Humanité

Les souhaits de Greenpeace sur les enjeux du numérique et de la mer sont compatibles avec les propositions de l’Avenir en commun. Les enjeux sur l’espace, que nous évoquons dans ce chapitre, sont absents du document.

Mers et océans

  • Concernant la pêche, faire appliquer les méthodes les plus respectueuses de l’environnement
  • Mettre en place des quotas de pêche
  • Mettre en place une protection renforcée des espèces en danger
  • Déployer des navires à voile moins polluants et moins bruyants pour les cétacés

Numérique

  • Déployer l’intelligence artificielle et les technologies les plus high-tech dans un cadre qui fixe des règles d’éthique et sont réservées aux utilisations les plus essentielles, comme la médecine ou la recherche scientifique
  • Alimenter les datacenters en énergies renouvelables
  • Garantir à toutes et tous un terminal pour accéder au réseau et aux services numériques publics
  • Protéger nos données en ligne par des lois et des réglementations qui empêchent leur utilisation à notre insu à des fins de surveillance ou de ciblage publicitaire
  • Favoriser l’émergence des réseaux sociaux ouverts et non marchands, sur le modèle de Wikipédia
  • Organiser des ateliers ouverts aux enfants comme aux adultes pour apprendre la maîtrise de l’internet, des réseaux sociaux, ainsi que l’utilisation de logiciels libres et open source

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