Questionnaire : Le progrès social et humain

Nous avons reçu près de 5 000 contributions libres et 10 000 réponses à des questionnaires joints aux Cahiers de l’Avenir en commun.

Retrouvez ici et jusqu’au au week-end de clôture de la Convention de l’Union Populaire les synthèses de ces contributions. Découvrir la Convention

Les résultats du questionnaire numéro 3, relatifs au 3ème des Cahiers de l’Avenir en commun, Le progrès social et humain, viennent enrichir et actualiser notre programme sur plusieurs aspects.

Tout d’abord, les résultats mettent en évidence la volonté des participants de construire une société de l’entraide fondée sur la partage des richesses. Pour atteindre cet objectif, 42 % estiment que le rétablissement et le renforcement de l’ISF est la priorité tandis que 40 % pensent qu’il faut d’abord instaurer un revenu maximum à hauteur de 430 000 euros par an.

La baisse du temps de travail, la lutte contre la précarité et la pauvreté ainsi que le plein-emploi sont des aspirations qui sont partagées avec notre programme. Ainsi, 94 % sont favorables à la baisse du temps de travail soit en appliquant réellement les 35h en majorant les heures supplémentaires soit en passant à la semaine de 4 jours, 93 % sont pour la création d’une garantie dignité au niveau du seuil de pauvreté, 89 % sont pour une garantie d’emploi par l’embauche publique des chômeurs volontaires sur des tâches d’utilité publique et 85 % soutiennent l’instauration d’un quota maximum de contrats précaires dans les entreprises.

Deux autres mesures phares du cahier reçoivent l’approbation d’une très grande majorité des répondants. Plus de 86 % d’entre eux considèrent que la priorité, pour mettre en place une justice salariale, est soit de porter le smic mensuel à 1400 euros nets, soit de limiter l’écart de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et le salaire le plus haut dans une entreprise.

Pour créer les conditions du bien-être au travail, 55 % des répondants priorisent la lutte contre l’idéologie managériale et ses effets psychologiques et sanitaires.

Par ailleurs, les répondants manifestent leur attachement aux services publics et souhaitent un réinvestissement de la part de l’État. À la question, « Quelle mesure faut-il prioritairement mettre en place afin de mettre le système de santé au service du progrès social et humain ? », 32 % soutiennent un plan de recrutement de personnels soignants, 31 % combattre les déserts médicaux en augmentant les moyens des facultés de médecine et la mobilisation de la médecine libérale et hospitalière et 24 % une protection de la recherche de la finance la suppression de l’influence des entreprises privées dans les activités médicales et hospitalières. 

De même, 59 % des répondants désignent le recrutement d’enseignants supplémentaires comme mesure prioritaire pour l’école tandis que 21 % d’entre eux estiment que la priorité est de revaloriser les salaires des enseignants. Dans le secteur de la prise en charge de la perte d’autonomie, 93 % jugent que la priorité est soit de mieux rémunérer et valoriser les métiers du domaine, soit de développer le réseau public de maisons de retraite et harmoniser les tarifs des établissements.

Sur l’enseignement supérieur, les propositions du cahier semblent répondre aux préoccupations des répondants. Les principaux obstacles mentionnés pour un enseignement émancipateur pour le plus grand nombre sont “la précarité des étudiants, des doctorants et des jeunes diplômés” pour 47 %, “le système Parcoursup qui rend inégal l’accès à une formation d’enseignement supérieur” pour 27 % et “les financements insuffisants” pour 20 %.

Pour garantir à la jeunesse et aux étudiants des conditions d’existence dignes, les trois mesures proposées sont largement approuvées : le financement de l’autonomie des jeunes détachés du foyer parental grâce à la garantie dignité obtient 50 %, l’instauration de la gratuité de l’enseignement supérieur de la licence au doctorat obtient 28 % et la création d’un “contrat jeune” d’une durée de 5 ans, dans le secteur non-marchand et public obtient 17 %. 

Les réponses démontrent également une adhésion à nos propositions pour lutter contre les inégalités femmes-hommes dans l’entreprise. La revalorisation immédiate des métiers occupés majoritairement par des femmes apparaît est la mesure prioritaire pour 49 % des répondants, suivie par la planification des rattrapages salariaux en fonction de critères objectifs (30 %) et l’incitation à des congés parentaux de durée identique entre les parents (17%).

La démocratisation de la culture apparaît aussi comme un enjeu crucial : pour rendre la culture accessible à tous, la proposition de faire de l’éducation artistique et culturelle une vraie priorité de la maternelle à l’université a été favorisée par plus de 48 % des répondants.

Pour lutter contre l’addiction, les participants souhaitent rompre avec les logiques de répression puisque 80 % d’entre eux sont favorables à la légalisation et à l’encadrement de la consommation, production et vente de cannabis alors que seulement 8 % y sont défavorables.

Enfin, “construire 200 000 logements publics par an pendant 5 ans aux normes écologiques” est jugée prioritaire par 50 % des répondants pour assurer un logement digne pour chacun.

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