Face à la crise climatique, la planification écologique

Nous avons reçu près de 5 000 contributions libres et 10 000 réponses à des questionnaires joints aux Cahiers de l’Avenir en commun.

Retrouvez ici et jusqu’au au week-end de clôture de la Convention de l’Union Populaire les synthèses de ces contributions. Découvrir la Convention

Les différents enjeux traités dans ce chapitres ont suscité de nombreuses contributions très pertinentes.

Tout d’abord, les fondements de notre programme, à savoir la règle verte qui implique de ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter, ainsi que la méthode pour l’appliquer, à savoir la planification de la bifurcation écologique, sont pleinement soutenus par les contributeurs.

Plusieurs réfléchissent à l’organisation concrète de la planification : faut-il un ministère, des cellules dans chaque ministère ? Comment s’organisera le lien avec l’échelon local et les branches ? L’enjeu majeur est celui du caractère démocratique de la planification. Ainsi apparaissent les idées d’assemblées au niveau communal ainsi que de donner aux communes le rôle de cellule de base dans cette planification démocratique. Le programme intègre donc des précisions sur le fonctionnement de la planification écologique et son articulation avec les échelles communales et les branches.

Ensuite, les questions d’alimentation, d’agriculture et de condition animale occupent une place très importante. L’objectif de parvenir à une alimentation locale, saine, de qualité, accessible à tous et rémunératrice des agriculteurs est partagé par toutes les contributions. Plusieurs évoquent la création d’un ministère dédié, point repris dans le programme.

Pour l’accessibilité à bas coût, l’idée d’une sécurité sociale de l’alimentation est évoquée par certains, d’autres évoquent une garantie universelle d’accès à une alimentation de qualité, une baisse de la TVA sur les produits bio, locaux et équitables. Ce thème fait l’objet de propositions nouvelles. Pour aller vers une alimentation plus saine, la nécessité de faire évoluer la restauration collective et le Plan national nutrition santé, qui fixe les recommandations alimentaires est également évoquée, sont également évoqués : des précisions sont donc intégrées.

La question des semences est présente dans plusieurs contributions, avec l’ambition d’empêcher leur privatisation via les brevets et de les rendre accessibles aux agriculteurs. Les conditions d’exercice et de vie des agriculteurs sont au centre de nombreuses préoccupations. À ce sujet, la question de la réorientation de la PAC et des aides publiques, la nécessité d’un protectionnisme solidaire ou la garantie de leurs revenus reviennent souvent : elles sont donc précisées.

L’aménagement du territoire amène de nombreuses contributions qui s’articulent avec celle de l’alimentation et de l’agriculture. Ainsi, on peut lire des propositions comme en finir avec l’artificialisation des sols ou mettre en place des ceintures maraîchères. Un nouvel aménagement du territoire est également préconisé pour permettre à toutes et tous de disposer près de chez soi de commerces, de services publics et de médecins, notion qui est reprise.

La condition animale est présente de manière significative. Sortir de l’élevage intensif et des fermes-usines, en finir avec les élevages à fourrure, interdire la chasse à courre, utiliser des alternatives à l’expérimentation animale, lutter contre les trafics d’animaux… Les propositions sont nombreuses et viennent enrichir les éléments déjà présents.

Les biens communs que sont l’eau et la forêt sont présents dans les contributions, qui sont particulièrement orientées vers des propositions pour les préserver. Ainsi, pour la seconde, avec l’interdiction des coupes rases et les méthodes douces de foresterie comme la libre évolution, qui font l’objet d’ajouts.

De nombreux autres domaines sont abordés. Les propositions défendues par le groupe parlementaire insoumis irriguent de nombreuses contributions : lutte contre la pollution lumineuse, suppression des lignes d’avion quand l’alternative en train est inférieure à 4 heures, interdire les prospectus publicitaires sauf consentement explicite, etc. Elles sont toutes intégrées dans les nouveautés.

L’énergie est abordée par de nombreuses contributions qui demandent la priorisation de la sortie des énergies fossiles par rapport au nucléaire, ce qui rend nécessaire la réaffirmation de la nécessité d’aller vers le 100% énergies renouvelables. Le secteur du bâtiment est également l’objet de plusieurs propositions : isolation thermique, construction de bâtiments à énergie positive, développement de la construction en matériaux biosourcés — élément nouveau ajouté —, etc.

Les déchets font l’objet de plusieurs propositions, avec la lutte contre le gaspillage et l’obsolescence programmée, le soutien à l’économie du partage, avec la proposition nouvelle notamment d’un service public consacré au réemploi, ou encore le développement d’alternatives au plastique.

Enfin, les transports sont abordés avec trois axes majeurs. Le premier est le développement de l’offre et de son accessibilité, avec le rétablissement des petites lignes, l’amélioration de la fréquence et l’accessibilité des tarifs, voire la gratuité. Le second est la maîtrise publique avec la fin de l’ouverture à la concurrence et la renationalisation. Le troisième est écologique avec le développement d’alternatives aux transports polluants : ferroutage, transport maritime, etc.

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